A propos de la Sainte Cène

La Sainte Cène est le repas où le Christ donne réellement son corps et son sang pour nous. Il y offre le pardon des péchés, la consolation, la force et la paix. Voici ce que nous croyons et vivons en tant qu’Église luthérienne.

Cet article fait partie d’une série de plusieurs articles dont voici la liste:

Dans la foi protestante luthérienne, nous définissons la Sainte Cène comme l’exprime Martin Luther dans le Petit Catéchisme : « La sainte Cène est un sacrement institué par notre Seigneur Jésus-Christ, dans lequel nous mangeons son vrai corps et buvons son vrai sang sous les espèces du pain et du vin ». (Mt 26 : 26-29 ; Mc 14 : 22-25 ; Lc 22 : 15-20 ; 1Co 11 : 23-29)

Ce sacrement n’est pas réservé aux “chrétiens avancés”, mais donné aux pécheurs repentants, à ceux qui ont besoin de pardon, de force et de consolation.

Nous croyons que le corps et le sang du Christ sont réellement présents dans la Cène parce que :


a) Jésus dit dans les paroles d’institution :

« Prenez, mangez, ceci est mon corps. […] Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour beaucoup. »


Rien n’indique que ces mots doivent être lus au sens figuré ou comme une simple image de son sacrifice à venir;

b) l’Écriture déclare que la coupe nous unit au sang du Christ et que le pain nous unit au corps du Christ;

La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ? (1Co 10 :16)

c) la Parole de Dieu affirme que ceux qui communient indignement sont coupables, non envers le pain et le vin, mais envers le corps et le sang du Christ;

Celui qui mange et boit indignement, sans discerner le corps [du Seigneur], mange et boit un jugement contre lui-même. (1Co 11 : 29)

d) nul n’a le droit de changer le sens des paroles d’une institution ou d’un testament de Dieu.

Ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup. (Mc 14 : 24)

Un testament que Dieu a établi, [rien] plus tard ne peut l’annuler et rendre ainsi la promesse sans effet. (Ga 3 : 1)

Le pain et le vin sont-ils transformés en corps et en sang du Christ ?
Le pain et le vin ne sont pas transformés en corps et en sang, car l’Écriture précise qu’ils sont encore présents dans le sacrement.
Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. Que chacun donc s’examine lui-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe. (1Co 11 : 26-28)
La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ? (1Co 10 : 16)

Le pain et le vin ne sont pas transformés en corps et en sang, car l’Écriture précise qu’ils sont encore présents dans le sacrement.

Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. Que chacun donc s’examine lui-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe. (1Co 11 : 26-28)

La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ? (1Co 10 : 16)

Notre Seigneur Jésus Christ nous a dit que son corps et son sang sont donnés et versés pour nous, pour le pardon des péchés (Cf. Matthieu 26 : 26-29). Ainsi, par ces paroles, le pardon des péchés mais aussi la vie et le salut nous sont donnés dans ce sacrement. En effet, là où il y a le pardon des péchés (réconciliation entre nous et Dieu grâce à son pardon), il y a aussi la vie (la nouvelle vie en Christ ici et maintenant ; l’alliance avec Dieu) et le salut (la vie éternelle avec Dieu).

Ce n’est pas l’acte de manger et de boire qui donne le pardon des péchés, c’est l’œuvre de Dieu. Ainsi, c’est par la foi, uniquement, que nous pouvons recevoir la grâce contenue dans la Sainte Cène.

Martin Luther écrit dans son Petit Catéchisme:

« Jeûner et préparer son corps est sans doute une bonne discipline extérieure, mais seul est vraiment digne et bien préparé, celui qui croit à ces paroles : « Donné et répandu pour vous, pour le pardon des péchés. » Celui qui ne croit pas à ces paroles ou qui en doute est indigne et non préparé, car ces mots « pour vous » exigent absolument des cœurs croyants »

Celui qui prend le repas du Seigneur sans y croire « mange et boit un jugement contre lui-même » (Cf. 1 Corinthiens 11 : 29)

C’est pourquoi, avant de s’avancer pour partager le repas du Seigneur, il convient d’examiner son cœur et de se demander:

  • Est-ce que je reconnais que Jésus-Christ est mon Seigneur, mon Dieu et mon Sauveur?
  • Est-ce que je regrette de tout mon cœur les péchés que j’ai commis?
  • Est-ce que je crois que seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ peut tout me pardonner, sans aucun mérite de ma part?
  • Est-ce que je désire, avec l’aide de Dieu, renoncer au péché et marcher dans une vie nouvelle, par reconnaissance pour son pardon?
  • Enfin, est-ce que je crois que je reçois réellement, unis au pain et au vin, le corps et le sang mêmes du Fils de Dieu, mon Sauveur ressuscité et glorifié?

Si vous répondez OUI de tout cœur à ces questions, alors une grâce incommensurable et glorieuse vous est offerte aujourd’hui. Vous êtes invités à la saisir:

  • Le pardon de tous vos péchés, éloignés à jamais de votre conscience,
  • La force de vivre dans la joie et la paix, la confiance et l’amour de votre Sauveur,
  • Et la promesse de la vie éternelle.

Car c’est ici, dans la sainte Cène, la porte des cieux, c’est ici l’échelle de Dieu (Cf. Jean 1 : 51). Le corps et le sang du Fils descendent jusqu’à vous pour vous bénir ; et votre prière et vos louanges montent jusqu’à Dieu pour le glorifier. La Sainte Cène est un avant-goût du festin éternel promis par le Christ, une anticipation du Royaume où Dieu essuiera toute larme et où la joie sera parfaite. Amen!